École

Fusion, physique des plasmas, transition énergétique : l'itinéraire de Matteo Fletcher

De Centrale Méditerranée aux laboratoires universitaires milanais, Matteo Fletcher a construit, pas à pas, un cursus remarquable au cœur de la physique des plasmas et de la fusion nucléaire. Aujourd'hui doctorant au laboratoire GeePs de CentraleSupélec, financé par le programme PEPR Suprafusion et en collaboration étroite avec le CEA IRFM (Institut de Recherche sur la Fusion par confinement Magnétique), il revient sur les décisions qui ont forgé son parcours.
Portrait de Matteo Fletcher

Quels sont selon vous les atouts de Centrale Méditerranée ?

Le Sud de la France offre un cadre de vie exceptionnel, difficile à égaler. J'ai participé à de nombreux événements de convivialité. Marseille a cette énergie particulière que je n’oublierai pas. Au-delà, ce qui m'a frappé, c'est la richesse des possibilités qu'offre une école généraliste. On peut vraiment personnaliser son projet et s'orienter dans de multiples directions.

À Centrale, les alternances sont facilitées, ce qui nous permet de découvrir aisément différents secteurs professionnels, jusqu’à trouver celui qui nous correspond. L’école encourage aussi les étudiants à être proactifs dans leur recherche de stages pour qu’ils collent aux mieux à leurs aspirations, et le soutien des enseignants par leurs conseils, leur réseau ou leur accompagnement s’avère souvent déterminant pour trouver l’opportunité qui nous correspond.

Justement, quels choix ont été déterminants dans votre parcours à l'école ?

Rétrospectivement, tout s'est enchaîné de manière assez fluide. Dès les trois premiers semestres, une alternance recherche au Laboratoire de Mécanique, Modélisation et Procédés Propres (M2P2) m'a permis de travailler sur la modélisation de particules neutres dans le contexte de la fusion. 

C'est vraiment cette expérience qui m'a donné l'élan, portée par l'accompagnement précieux de Frédéric Schwander superviseur de mon alternance recherche les 3 premiers semestres, que je remercie chaleureusement.

Direction Milan pour le stage de fin de Master 1 : au département de physique de l'Université, je me suis plongé dans la modélisation et la simulation de plasmas d'électrons purs dans des pièges de Penning-Malmberg. Une aventure rendue plus accessible grâce au soutien de la Fondation Centrale Méditerranée, dont l'aide financière a été déterminante face au coût de la vie élevé dans la capitale lombarde.
 

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J'ai complété mon exploration du secteur avec une année de césure avec un stage chez Renaissance Fusion, une startup grenobloise spécialisée dans la fusion nucléaire, où j'ai travaillé sur la modélisation et la simulation de l'injection de particules neutres pour des configurations de type stellarator.

 

Et en dernière année, qu’avez-vous choisi ?

Pour ma dernière année, j’ai intégré le parcours PICSEL (pour Photonique, Image, Communication, Signal Et sciences de la Lumière), en obtenant simultanément, via un accord de double diplôme entre Centrale Méditerranée et l’Université Aix-Marseille, le master Physique Plasmas et Fusion, avec de nombreuses options en optique et en sciences des données, en parallèle d’une alternance au CEA IRFM à Cadarache au sein du groupe Théorie et Simulation Numérique, où je développais des modèles réduits pour la turbulence des plasmas de fusion.

Mon parcours peut sembler très cohérent, vu de l’extérieur, mais en arrivant à Centrale, je n’avais aucune prétention particulière dans le domaine du nucléaire. D’ailleurs, je n’avais pas du tout identifié cette voie. Frédéric Schwander m’a ouvert les yeux sur la fusion, et c’est un chemin dont je ne me suis plus écarté depuis.
 

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Ce qui vous a le plus marqué à Centrale Méditerranée ?

La liberté. Après la classe préparatoire, c’est une révélation. L’école nous offre une grande autonomie et encourage les prises d’initiatives. 

Par exemple, j’ai pris deux fonctions au sein du Bureau des Sports : responsable développement durable et responsable de la salle de sport, en organisant notamment des évènements, en pilotant la collecte des déchets, en concevant des repas à faible impact carbone et en gérant l’accès à la salle pour les étudiants et personnels. 

J’ai aussi pu m’investir bénévolement auprès de la cordée de la réussite Échanges Phocéens qui m’a permis de lutter contre les injustices éducatives en tutorant des collégiens et des lycéens issus de l’éducation prioritaire.

Comment imaginez-vous votre avenir ?

J’ai commencé une thèse sur l’évaluation technico-économique des réacteurs à fusion compacts utilisant des supraconducteurs à haute température critique. Nous menons ce projet au laboratoire GeePs de CentraleSupélec, en collaboration avec le CEA IRFM et sommes financés par le programme PEPR Suprafusion. C’est un sujet qui me passionne, à l’intersection de l’ingénierie et de l’économie de l’énergie.

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Matteo Fletcher

Ma trajectoire, je la dois aussi à la richesse du réseau du groupe des Écoles Centrale, qui offre aux élèves des occasions uniques de doubles diplômes, autant de portes ouvertes pour construire un parcours à la hauteur de ses ambitions.

Je démarre ma carrière dans la recherche avec passion, en restant ouvert aux opportunités de la vie. Ce qui me guide, c’est de contribuer au développement des énergies décarbonées. Le sens est une vraie motivation pour moi. Je veux être utile au plus grand nombre et avoir un impact aussi positif que possible. J’espère que de nombreux étudiants s’orienteront vers la transition écologique. C’est là que se jouent certains enjeux de notre génération, et c’est tout le sens de la démarche de transformations responsables portée par l’école.

 

Si vous deviez résumer vos années à l’école en un seul mot ?

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La Fondation Centrale Méditerranée lance sa nouvelle campagne de bourses

Soutenez les parcours de demain : La Fondation Centrale Méditerranée ouvre sa nouvelle campagne de bourses le 7 avril prochain. Chaque année, ces aides permettent à des étudiants talentueux de concrétiser des expériences qui, sans ce soutien, resteraient hors de portée : un stage à l'étranger, une mobilité de recherche, un semestre dans une université partenaire.

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